Banc public

Les Ateliers urbains sont heureux de vous présenter le premier et dernier numéro de leur journal « Banc public », sous-titré « tu peux t’asseoir dessus » ! Un journal unique, donc, également par le fait qu’il tourne autour d’un sujet principal : le mobilier urbain.

Le mobilier urbain ? On l’utilise, on le traverse, on s’assied dessus, on s’y cogne… Il guide la manière dont nos corps déambulent dans la ville, nous permettant parfois de flâner, de nous reposer ou de faire des rencontres. Et pourtant, il semble invisible pour beaucoup d’entre nous.

À travers un cycle d’ateliers, les Ateliers urbains ont voulu le regarder, l’essayer, le questionner, le ré-imaginer… Le résultat de ces ateliers a pris la forme du «Banc public» (et de son supplément, «Le petit banc public») : un journal combinant différentes approches et points de vue sur le sujet, tour à tour politiques, poétiques, humoristiques…

Une publication des Ateliers urbains éditée par le Centre vidéo de Bruxelles (CVB) et Plus Tôt Te Laat (PTTL) ⎟ Coordination : Gwenaël Breës & Barbara Garbarczyk ⎟ Ateliers : François Bellenger (intervention in situ), Gwenaël Breës (recherche et investigation), Sylvie Eyberg (collage), Laurence Kahn (écriture), Cécile Michel (photo-roman), Emmanuel Tête (dessin) ⎟ Participant-e-s : Stanislava Belopitova, Clémence Bocquet, Dominic De Clerq, Leslie Doumerc, Emilie Hubert, Maëtte Lannuzel, Hermance Marx, Kate Milie, Alexandre Orban, Anthina Pé, Hélène Petit, Liv Quackels, Mélanie Vesters, Malgorzata Wysocka.

Télécharger le Banc public (12 Mo) et son supplément Le petit banc public (6 Mo)

Ecouter la lecture et voir les photos de la soirée de lancement




Service au bar

Une légende court : certains cafés auraient le pouvoir magique de transformer leur environnement, d’apporter à eux seuls convivialité et mixité dans des endroits « assoupis », de les sortir de « l’oubli » dans lequel ils seraient tombés. Ces bars auraient des vertus que d’autres ne posséderaient pas.

Cette minorité ciblée de cafés sont constamment portés aux nues dans les médias bruxellois et mis sur un piédestal par nombre de discours politiques, auréolés de vertus « revitalisantes » que l’on dirait innées.

Souvent présentés comme des espaces ouverts à la « mixité » et à l’échange, les nouveaux cafés « à la mode » semblent pourtant n’être qu’un nouvel « entre-soi » destiné à un public très ciblé. Aussi, le café « branché », loin de s’intégrer dans les quartiers populaires, contribue plutôt à les transformer.

Quelles sont les réalités qui se cachent derrière l’omniprésent discours sur la mixité sociale ? Quels sont les effets réels de l’installation de certains commerces « alternatifs » dans un quartier populaire ?

Les vertus sociales des cafés « branchés » et le caractère « naturel » de leur multiplication dans la ville méritent d’être questionnés. Voilà l’objet du dossier de ce « Bruxelles en Mouvements ».

Un dossier réalisé par Gwenaël Breës, Mathieu Van Criekingen et Daniel Zamora.
Publié dans le n°266 de « Bruxelles en mouvements » (septembre-octobre 2013).

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Midi-Biestebroeck : un urbanisme à la dérive

Double dossier sur le quartier du Midi et le quai de Biestebroeck.

Une vingtaine d’années après le lancement des hostilités entre SNCB, Région bruxelloise et promoteurs privés, les mêmes acteurs remettent le couvert sur la gare du Midi et ses abords. Comme si leurs ambitions respectives en matière d’immobilier et leurs querelles communes n’avaient pas déjà fait assez de mal au quartier…

Non loin de là, la partie du canal de Bruxelles que l’on nomme le bassin de Biestebroeck est aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises et de nombreux enjeux de la politique urbaine bruxelloise s’y enchevêtrent. Ce dossier vous invite à mieux la découvrir et à alimenter votre réflexion sur l’avenir des dernières zones industrielles de la Région de Bruxelles-Capitale.

Midi : Un dossier réalisé par Gwenaël Breës et Claire Scohier.
Biestebroeck : un dossier réalisé par Louise Babar, Gwenaël Breës, Nicolas Prignot, Karim Sarton, Claire Scohier et Mathieu Sonck.
Publié dans le n°263 de « Bruxelles en mouvements » (mars-avril 2013).

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Un abattoir en ville

Dans ce numéro spécial, « Bruxelles en mouvements » se focalise sur les Abattoirs d’Anderlecht, un site urbain hors du commun, fort de son histoire, de sa construction et des énergies qu’il renferme.

Souvent cachée et vécue comme un tabou, la problématique de l’élevage, de l’abattage et de la transformation des animaux en produit de consommation est pourtant un enjeu d’une grande importance. Un abattoir urbain, pratiquement effacé des cartes des villes, renvoie tant à des questions d’ordre écologique, urbanistique, économique, social, que philosophique ou éthique.

S’intéresser au devenir des abattoirs, c’est affronter la complexité de l’écosystème urbain et mener une réflexion impliquant l’ensemble de la collectivité.

Un dossier réalisé par Gwenaël Breës, Gilles Renson et Claire Scohier.
Publié dans le n°256-257 de « Bruxelles en mouvements » (mai 2012).

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Plouf

Plouf, un pavé dans le canal ! Un journal caustique conçu collectivement et publié par Inter-Environnement Bruxelles pour penser la ville autrement et résister avec humour aux assauts de la spéculation immobilière à Bruxelles.

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Lire les articles sur le site d’Inter-Environnement Bruxelles :

 




Culture à Bruxelles : les artistes tirent leur plan

Fin 2009, les réseaux artistiques bruxellois francophone et néerlandophone accouchaient d’un Plan culturel. Intrigué par cette démarche inédite, « Bruxelles en mouvements » s’est attelé à rassembler divers acteurs concernés par la démarche pour les mettre en dialogue. Nous vous livrons ici, tout au long d’un dossier de 22 pages, le fruit de ces rencontres.

Un dossier réalisé par : Gwenaël Breës, Mohamed Benzaouia, Nicolas Prignot, Claire Scohier et Mathieu Sonck.
Publié dans le n°237-238 de « Bruxelles en mouvements » (juin 2010).

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MapRAC

MapRAC était un week-end de réflexion du 19 au 21 mars 2004 visant à stimuler le débat public (inexistant) autour de la reconversion du site de la Cité Administrative et d’apporter une réflexion constructive sur la ville. Les organisateurs (City Mine(d), diSturb, Bureau Vers plus de bien être et Gwenaël Breës) tentaient par là de générer un dynamisme d’action et de réflexion quant aux enjeux que ce site représente, de proposer des alternatives au cours actuel des évènements.

L’objectif du week-end était d’aboutir à un document graphique permettant à la fois de synthétiser la situation de la Cité Administrative actuellement et de proposer une série de pistes d’utilisation du site à courts et longs termes. La volonté est de diffuser largement ce document dans le but de conscientiser à la fois les Bruxellois et les décideurs politiques.

Le projet fut baptisé MapRAC : Map en référence à la carte, résultat graphique synthétique ambitionné à l’origine du projet mais aussi en référence au projet barcelonais MAPAS1 ayant inspiré la méthodologie de travail du week-end. RAC sont les initiales pour Rijks Administratief Centrum.

Le week-end a rassemblé plus ou moins 150 personnes concernées par le devenir de ce site en particulier et de la Ville en général, tant des architectes que des urbanistes, des sociologues, des historiens, des géographes, des artistes, autant gens de terrains que théoriciens, issus du milieu associatif ou académique, …

Le week-end s’est déroulé en deux phases, la première consacrée à l’état des lieux du site selon 5 axes/ateliers thématiques (architecture, procédure, mobilité, urbanisme, sociologie).

La seconde s’est basée sur ces constats afin d’entamer la construction d’une série de visions alternatives du site d’une part à court et d’autre part à long terme.

Durant ce week-end, les questions suivantes ont entre autres été soulevées : La question de la mixité des fonctions : dans la mesure où le logement, les équipements et les bureaux ont des cycles de vie différents, la mixité des fonctions a l’avantage de préserver le site d’un abandon total et simultané tous les 20 ans. Sera-t-elle garantie dans les nouveaux projets ? La question du patrimoine, et plus particulièrement du patrimoine moderniste auquel appartient la Cité : Faut-il préserver ce patrimoine ou, comme c’est la tendance actuellement, l’effacer et reconstruire ?

La question de la mobilité, centrale dans la perspective du réaménagement de ce nœud où se superposent de nombreux axes de transports mais dont l’accessibilité n’est paradoxalement pas excellente. La question enfin d’une possible utilisation du site à court terme, des risques et conséquences possibles.

La publication

La synthèse des différents ateliers a été publié à 10.000 exemplaires sous forme d’un journal cartographique et d’un site web. La structure du journal reflète le week-end : la première partie regroupe les synthèses des ateliers « état des lieux », la seconde reprend les visions à court et long terme. Il s’agit donc de la trace d’un travail collectif, finalisé par les différents responsables d’atelier et les graphistes engagés dans la réflexion depuis le début.

Plusieurs projets concrets ont suivi les réflexions produites lors de ce WE entre autres le Festival PleinOPENair qui a expérimenté de nouveaux usages du site la Cité Administrative durant l’été 2004.

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maprac




Fart on Co’s

Entre juin et septembre 2003, l’association « Art on cows » organise à Bruxelles ce qu’elle appelle la plus grande exposition d’art en plein air d’europe : la Cow Parade. Ce sont 187 vaches en plastique moulé (grandeur nature) décorées par des artistes que cette exposition rassemble dans les zones commerciales et touristiques de la ville.

« Art, fun and charity », une grande exposition (art) accessible à tous (fun) pour la bonne cause (charity) fonctionne comme suit. Un « mécène » achète une vache pour la maudite somme de 4250 Euros. Il la fait décorer par un « artiste » (Ministre de la Région wallonne, enfants de journalistes…). La vache est exposée dans la rue pendant 3 mois vissée à un socle de pierre. À l’issue de cette exposition, elle est vendue aux enchères. 33% des bénéfices de la vente vont à des fondations d’aides à l’enfance. Les autres 67 % retournent dans la poche des différents investisseurs (mécènes, Cow Parade, Art on cows).

Tout un poème financier savamment orchestré par de joyeux penseurs en marketing et abondamment déclamé par une presse qui rêvait du feuilleton de l’été. Face à ce matraquage médiatique à sens unique du côté ludique de l’amusement et amusant du ludique, nous avons tenu à travers un journal titré « Fart on co’s » (péter sur les compagnies) à recontextualiser ce type d’évènement. C’est-à-dire à rendre visible l’idéologie qui la véhicule et qu’elle véhicule, l’aspect publicitaire et sécuritaire qu’elle cache, ses conséquences sur la ville (le parrain du projet est un important promoteur immobilier), le tourisme, le champ social, politique et culturel…

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